Le Crieur



"Un dispositif d'expérimentation poélitique du Ministère des Rapports Humains"

Après avoir travaillé avec des compagnies de théâtre de rue (KomplexKapharnaüm, Zanka, Touzazimut), de théâtre (Atelier du XIX, Hasard et cie) et de théâtre dansé (Banal Molotov, Incidanse), Gérald Rigaud, comédien, artiste de rue décide de se lancer dans une aventure atypique au service du lien social.

Inspiré par le roman de Fred Vargas « Pars vite et reviens tard », le crieur dépose des boîtes chez les commerçants du quartier et crie ses premiers messages le 1er mai 2004, place de la Croix-Rousse.
Il rencontre tout de suite un succès public et médiatique et des messages qui déroutent, dérangent ou provoquent comme autant d'échantillons de la diversité humaine.

Au delà de ce dispositif, lors d'événements (concerts, salons, festivals, fêtes de village...), le crieur devient Monsieur Loyal, ambianceur et fil conducteur au service du rythme et de la convivialité des moments créés.
La dimension poétique et artistique permet une approche décalée et atypique de la parole publique. La fonction de porte- parole offre un terrain d'action transversal entre les milieux du social et du culturel.

Après des centaines de criées données les dimanches place de la Croix-Rousse, le crieur met fin à son septennat fin juin 2011 mais continue à officier lors d'événements extérieurs.


Le crieur public s'exporte...
Devant le succès grandissant de sa fonction et des criées hebdomadaires, le crieur  intervient sur toutes sortes d'événements à Lyon et ailleurs depuis bientôt sept ans.
Au service de la communication ou en tant que maître de cérémonie, la fonction d'animateur est des plus nobles à ses yeux, en donnant vie à des situations hors des cadres attendus, il peut jongler avec les petits rien du quotidien pour faire jaillir le rire et créer de l'attention.


Crieur des Tourbières, missionné par le Conservatoire d'Espaces Naturels Rhône-alpes, le crieur a sillonné le massif central, du beaujolais au Mézenc, pour sensibiliser au zones humides en réalisant des immersions "ethnologiques" pour recueillir les anecdotes villageoises.